règles

& bonnes pratiques

Des règles de base simples ont permis au bike polo de se propager rapidement sur toute la planète. Cette accessibilité a permis de faciliter l'auto-arbitrage, favorisant son expansion rapide. Avec les années les règles se sont un peu complexifiées, avec pour objectif de fluidifier et d'adoucir le jeu, notamment pour une meilleure intégration des femmes.

En bref

Comment joue t-on ?

Le Hardcourt bike polo se joue sur une surface dure. Deux équipes équipes de trois joueur.euses se disputent une balle en plastique de 67 mm au moyen de maillets pour l’envoyer dans les cages adverses. Un but n’est valide que s’il est frappé avec une extrémité de la tête de maillet et non pas avec son grand côté. Mais attention, ne pas poser le pied par terre sous peine de pénalité : on ne peut plus jouer la balle ni gêner le jeu. Il faut alors aller frapper la bordure avec son maillet au niveau de la ligne médiane pour pouvoir revenir dans le jeu.

infrastructure

Court

Un terrain de bike polo mesure environ 20 mètres par 40, encadré de bordures d'1m20, les boards.

Ces dimensions, dont vous trouverez les détails dans les règles complètes, sont respectées lors des championnats officiels.

En réalité les terrains d’entrainement respectent rarement ces dimensions. Nous utilisons les surfaces que nous trouvons et avons squatté des parkings, des usines désaffectées, nous avons joué sous des ponts et même au fond de piscines.

A Salies-du-Salat, notre terrain historique, un City Stade de 13 mètres par 23, nous condamne à pratiquer à 2vs2.

Pour les tournois nécessitants plusieurs courts, les participant.es montent des terrains éphémères, comme ci-dessus lors des Championnats de France à Avoriaz en 2012.

Buts

Les cages de bike polo sont un peu similaires à celles de hockey sur glace.

La taille des buts est de 1,85 mètre de large sur 90 centimètres de haut, avec une tolérance de ± 5 centimètres. Ces dimensions sont pensées pour qu’un vélo ne couvre pas entièrement l’ouverture. Le goal (volant) est donc obligé de se déplacer pour « fermer » les espaces devant ou derrière ses roues en fonction de la direction des tirs. 

Les buts sont construits en tubes d’acier soudés, ils sont assez lourds et ne sont pas ancrés au sol, leur mobilité permet d’absorber les impacts en cas de collision avec un vélo.

A l’instar du hockey, les cages ne sont pas « collées » au fond du terrain. La ligne de but est disposée à une distance comprise entre 3m et 4m50 du fond de court pour pouvoir circuler derrière avec deux vélos de front.

Équipes

3vs3

Le format natif d'une team de bike polo est de trois coéquipier.ères.

Il existe néanmoins des déclinaisons en équipes de quatre, cinq ou six joueur.euses. C’est le format « bench », terme signifiant « banc » en anglais, emprunté au hockey sur glace. La consigne est de ne jamais être à plus de trois en même temps sur le court, des rotations s’effectuant en cours de partie.

Il est notable qu’au bike polo, les compositions d’équipes stables sont rares. Même à haut niveau, les équipes se constituent selon les disponibilités, les tactiques de jeu ou les envies du moment.

Pour chaque tournoi, les « teams » se montent par affinité, souvent pour développer des liens avec un.e congénère croisé lors d’un évènement précédent.

Les équipes ne sont pas forcément créées au sein d’un même club et leurs membres sont souvent de villes différentes.

Il existe un format d’équipe particulier, tiré au « chapeau ». Les noms des joueur.euses sont réparti.es dans trois chapeaux :

  • Chapeau A : très bon niveau
  • Chapeau B : confirmé.e
  • Chapeau C : débutant.e

Pour créer une équipe, on pioche à l’aveugle un nom dans chacun des récipients. L’occasion de faire de belles rencontres, ou pas, mais d’éviter la monotonie et de s’ouvrir à d’autres styles de jeu.

Durée

Un match de bike polo au format standard de 3vs3 dure entre 10 ou 12 minutes.

Pour les tournois au format "bench", c'est entre 16 et 20 minutes pour une formation Quad et de 20 et 40 minutes pour les compositions Squad, à la discrétion des organisateurs.

Jeu

Le départ du match s'effectue sous forme d'une joute. Tous.tes les protagonistes prennent position avec la roue arrière au contact de la board derrière leurs cages, pieds sur les pédales. La balle est placée au centre du terrain et au signal, un.e joueur.euse de chaque équipe s'élance pour la récupérer ou tirer en premier.

Victoire

L'équipe qui parvient à marquer 5 buts, ou le plus de buts à l'issue du temps réglementaire, gagne le match. Il est notable que même au plus haut niveau comme les Championnats du monde, il n'y a pas d'argent à gagner au bike polo, au mieux ce sera un kit cadre de vélo ou quelques T-shirts et un maillet.

Fautes

Photo en plan serré sur un pied en train de pédaler.

Dab

Action de poser le pied au sol. Les joueur.euses sont alors hors jeu, leur interdisant de jouer la balle ni de gêner le jeu. La pénalité est levée en tapant avec son maillet sur les bordures au niveau de la ligne centrale, ces zones sont les "tap out"

Photo d'un.e joueur.euse de bike polo en train de frapper une balle avec le grand côté de la tête de maillet.

Shuffle

Un shuffle est un but non valide car marqué avec le grand côté de la tête de maillet. Pour qu'un but soit compté, il faut obligatoirement que la balle soit frappée, et non poussée, avec une des petites extrémité de la tête de maillet.

Photo d'une joueuse de bike polo en action avec la tête de son maillet à hauteur du visage de son adversaire.

High sticking

Maillet haut ! Pour des raisons de sécurité, la tête du maillet ne doit jamais être au dessus de la hauteur du guidon. Cette règle n'est pas appliquée lorsque personne ne se situe dans un rayon de 3 mètre autour du.de la.e joueur.euse.

Maillet sous roue

Mettre son maillet sous la roue d'un.e adversaire, c'est interdit mais c'est surtout très dangereux. Cela peut entraîner des chutes très soudaines et imprévisibles.

Photo d'un joueur en percutant fortement un autre contre les bordures

T-bone

C'est rentrer en collision à la perpendiculaire avec un.e adversaire. Au bike polo il faut maîtriser sa trajectoire : dans une grande majorité de cas, c'est la personne qui percute qui est fautive.

Toppling

C'est l'action d'entrainer un.e autre joueur.euse lors de sa propre chute, avec pour conséquence un dab de l'adversaire ou en la.e faisant tomber également.

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